Processus d’onboarding : guide pratique pour intégrer vos nouveaux collaborateurs

Dernière mise à jour le 3 novembre 2026
23 temps de lecture
Rédigé par
Joanna Augustyn
Contributeur expert
Processus d’onboarding : guide étape par étape
Table des matières
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Vous avez trouvé la bonne personne, le contrat est signé et pourtant, rien ne se passe comme prévu les deux premières semaines : son ordinateur n’a pas été commandé, il y a des erreurs dans les données transmises pour la paie et le programme de la première journée change au dernier moment parce qu’un membre de l’équipe est en congé.

La nouvelle recrue n’y est pour rien. Ce que ces ratés révèlent, ce sont surtout des failles dans le processus d’onboarding et les passages de relais entre équipes.

L’enjeu est d’autant plus important que recruter coûte cher et que certains postes restent longtemps vacants. Si un bon profil quitte l’entreprise dès le premier mois, il faut relancer tout le cycle de recherche.

Dans ce guide, nous vous expliquons en quoi consiste l’onboarding, qui est responsable de quoi et quels sont les points de blocage les plus fréquents. Vous apprendrez également comment mesurer l’efficacité du processus et comment le structurer pour pouvoir le reproduire à mesure que votre entreprise se développe.

Points clés à retenir

  • L’onboarding commence dès que le candidat accepte la proposition d’embauche et se poursuit jusqu’à ce qu’il soit autonome dans son poste. Il va donc bien au-delà du premier jour.

  • Il mobilise plusieurs équipes : les RH, les managers, l’informatique, la paie et les finances. Un responsable assure la coordination complète et veille au respect du calendrier.

  • La plupart des ratés surviennent lors des passages de relais entre équipes.

  • Il est indispensable de rassembler des données fiables sur le collaborateur : une erreur initiale peut avoir des répercussions sur la paie, les avantages sociaux, les accès informatiques et les documents juridiques.

  • Avant d’automatiser le processus, clarifiez les responsabilités, définissez une source de référence et formalisez les différentes étapes.

  • Évaluez le bon déroulement du processus, mais aussi l’expérience vécue par le collaborateur : cocher tous les points d’une check-list ne garantit pas que la personne a compris son rôle ou trouvé sa place.

Qu’est-ce que le processus d’onboarding ?

L’onboarding démarre avant le premier jour de travail et peut s’étendre sur toute la première année.

La phase la plus intense se concentre généralement sur les 90 premiers jours. Certaines entreprises maintiennent un suivi structuré pendant six à douze mois.

On confond parfois onboarding et accueil, alors qu’il s’agit de deux réalités différentes. L’accueil correspond au premier jour (formalités administratives, présentation de l’entreprise et premières rencontres), tandis que l’onboarding englobe cet accueil et dure jusqu’à ce que la personne soit pleinement opérationnelle.

Joanna Augustyn, spécialiste des opérations RH chez Tellent, propose un critère simple pour évaluer la réussite du processus :

"Un onboarding réussi, c’est un collaborateur qui peut se concentrer sur sa prise de poste, sans avoir à régler des problèmes administratifs ou à corriger des erreurs."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Si une nouvelle recrue passe sa première semaine à corriger ses informations personnelles ou à réclamer des identifiants, c’est que le processus lui a déjà fait porter une charge qui ne lui revient pas.

Pourquoi structurer votre processus d’onboarding ?

Un processus d’onboarding structuré produit des effets rapides, surtout pour une petite équipe RH. Il apporte aux nouvelles recrues les repères, la confiance, les liens et le soutien pratique dont elles ont besoin pour trouver leur place et commencer à être efficaces.

Côté entreprise, il garantit une expérience homogène d’un recrutement à l’autre, quelle que soit la disponibilité de chacun. Les managers connaissent leurs responsabilités, les RH peuvent suivre l’avancement des tâches et les nouveaux arrivants n’ont pas à détecter eux-mêmes ce qui a été oublié.

La conformité entre aussi en jeu. C’est pendant le pré-onboarding que vous recueillez les informations et les documents nécessaires à la paie, à la gestion administrative du personnel et au respect des obligations légales, comme la déclaration préalable à l’embauche (DPAE).

Les principes du RGPD imposent de ne collecter que les données nécessaires à une finalité définie, d’expliquer l’usage qui en sera fait et de contrôler qui peut y accéder. En réglant ces points avant le premier jour, vous évitez les oublis de dernière minute sans recueillir d’informations superflues.

Un onboarding mal préparé a un coût réel. Pendant les premières semaines, la nouvelle recrue découvre le fonctionnement de l’entreprise. Si les engagements de base, les accès, les attentes ou les responsabilités sont flous dès le départ, le problème dépasse largement une première journée ratée.

Les étapes du processus d’onboarding, de la proposition d’embauche à la fin de la première année

Il n’existe pas de parcours idéal. Une approche pratique consiste à organiser le processus en cinq phases : le pré-onboarding, le premier jour, la première semaine, les 90 premiers jours, puis la transition vers un développement à plus long terme.

Le plus important n’est pas le nombre d’étapes, mais le fait que chacune soit associée à un responsable clairement identifié, à un élément déclencheur et à des critères précis permettant de déterminer quand elle est terminée. 

Étape

Responsable principal

Objectif central

1. Pré-onboarding

Opérations RH, avec le service informatique et le manager

Préparer les données administratives, les documents, la paie, le matériel, les accès et l’organisation du premier jour.

2. Premier jour

Manager et opérations RH

Faciliter la prise de poste, présenter l’équipe et indiquer à la nouvelle recrue à qui s’adresser en cas de besoin.

3. Première semaine

Manager

Créer des liens et donner les repères nécessaires pour comprendre les priorités immédiates.

4. 90 premiers jours

Manager

Passer de l’apprentissage à l’autonomie, en s’appuyant sur des objectifs concrets.

5. Onboarding à plus long terme

Manager et opérations RH

Inscrire l’onboarding dans le suivi des performances et du développement professionnel, tout en recueillant les retours d’expérience.

1. Avant le premier jour : le pré-onboarding

Responsable : les opérations RH (avec des tâches dédiées au service informatique et au manager).

Déclencheur : le candidat accepte la proposition et son arrivée est confirmée.

Étape terminée lorsque : le contrat est signé, les données et les documents sont recueillis, la paie, les avantages sociaux et les accès informatiques sont mis en place et un e-mail présentant le programme est envoyé trois jours avant la date d’arrivée du collaborateur.

"Les opérations RH doivent préciser aux collaborateurs avant leur arrivée quels documents fournir et pourquoi, où se présenter le premier jour, quelle est l’adresse des bureaux, ce qu’il faut apporter et qui contacter en cas de question."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Le pré-onboarding couvre toute la période entre l’acceptation de la proposition d’embauche et la prise de fonction : préparation du contrat, collecte des informations et des documents nécessaires selon le poste et le pays, déclaration préalable à l’embauche, mise en place de la paie et des avantages sociaux (dont l’affiliation à la mutuelle d’entreprise) et préparation des accès informatiques. Le RGPD s’applique dès cette étape : ne collectez que les données utiles à une finalité définie et réservez-en l’accès aux personnes qui en ont besoin.

Même après un recrutement bien mené, c’est dans cet intervalle que des problèmes peuvent s’installer sans bruit, comme le souligne Marieke Drees, vice-présidente des ressources humaines chez Tellent :

"Entre la signature du contrat et l’arrivée de la personne, il peut s’écouler un certain temps. Veillez donc à bien organiser cette période intermédiaire."
Marieke Drees
Vice-présidente des ressources humaines, Tellent

Demander aux nouvelles recrues d’entrer elles-mêmes leurs informations limite les approximations et les ressaisies. C’est aussi le moment de recueillir les éléments dont vous aurez besoin si le premier jour ne se déroule pas comme prévu.

Un bon pré-onboarding permet aux arrivants de renseigner les informations nécessaires et de transmettre les documents demandés avant même d’avoir accès aux outils de l’entreprise.

2. Le premier jour : l’accueil

Responsable : le manager pour l’accueil dans l’équipe, les opérations RH pour l’organisation pratique.

Déclencheur : la date d’arrivée de la nouvelle recrue.

Étape terminée lorsque : les identifiants, le matériel et les accès fonctionnent, les présentations à l’équipe sont faites et un référent ou un interlocuteur est désigné.

Le premier jour doit avant tout être consacré à l’expérience d’accueil. Souhaitez la bienvenue à la nouvelle recrue, présentez-lui le programme et vérifiez que ses identifiants, son matériel et ses accès fonctionnent bien.

Présentez-lui ensuite son manager et son équipe, faites-lui découvrir les locaux ou les outils numériques et expliquez-lui les règles essentielles de fonctionnement de l’entreprise. Un livret d’accueil, au format papier ou numérique, permet de réunir ces informations pratiques.

Le manager pilote le programme avec l’équipe dès le départ. Désignez un référent (parrain ou marraine) ou un interlocuteur clairement identifié pour que le nouveau collaborateur sache vers qui se tourner en cas de questions.

3. La première semaine

Responsable : le manager, épaulé par le référent.

Déclencheur : la fin du premier jour.

Étape terminée lorsque : la nouvelle recrue a rencontré ses collègues les plus proches et ses principaux interlocuteurs, a fait des points réguliers avec son manager et connaît ses priorités de la semaine.

La première semaine sert à tisser des liens, à se repérer et à découvrir le travail. Prévoyez de courts échanges avec les collègues proches et les interlocuteurs clés, ainsi que des points réguliers avec le manager pour répondre aux questions et fixer les priorités de la semaine.

Laissez à la personne le temps de se familiariser avec les outils et les méthodes de travail qu’elle utilisera au quotidien, et invitez-la aux réunions et aux canaux de communication dans lesquels l’équipe échange réellement.

4. Les 90 premiers jours

Responsable : le manager.

Déclencheur : la fin de la première semaine.

Étape terminée lorsque : la nouvelle recrue gagne en autonomie et progresse vers des objectifs concrets liés à son poste, avec un suivi régulier.

Pendant les 90 premiers jours, la nouvelle recrue passe de l’apprentissage à l’apport effectif. Un plan à 30, 60 et 90 jours constitue un cadre utile pour organiser cette montée en compétences : le premier mois permet de découvrir le poste et les outils, le deuxième de prendre davantage de responsabilités et le troisième de gagner en autonomie.

Pour mesurer cette progression, le manager doit organiser des points de suivi en lien avec les objectifs du poste. Il pourra ainsi apporter son soutien avant que les difficultés s’installent. Si le contrat prévoit une période d’essai, calez ces points dans le calendrier pour que le manager et le collaborateur puissent faire un bilan éclairé avant son terme.

5. La fin de la première année

Responsable : le manager, avec l’appui des opérations RH pour la transition.

Déclencheur : la fin de la phase intense de montée en compétences.

Étape terminée lorsque : les responsabilités et les progrès sont évalués, l’onboarding s’inscrit dans le suivi du développement et de la performance et les retours de la nouvelle recrue sont recueillis.

À ce stade, l’onboarding laisse progressivement place aux processus habituels de développement et de gestion de la performance. Les entreprises qui prolongent l’onboarding structuré sur 6 ou 12 mois peuvent prévoir un bilan pour faire le point sur la compréhension du poste, les progrès réalisés, les besoins de développement et les éventuelles difficultés qui subsistent.

C’est aussi le moment de demander à la nouvelle recrue ce qui a fonctionné et ce qui lui a manqué. Pour structurer ce retour, vous pouvez vous appuyer sur un rapport d’étonnement, qui recueille ses impressions sur son intégration et les pistes d’amélioration qu’elle a repérées. Ces retours servent directement à améliorer l’onboarding de la personne suivante.

Qui pilote le processus d’onboarding ?

Tout change dès que l’on pose ce principe : l’onboarding est un processus métier coordonné par les RH et mis en œuvre par plusieurs équipes.

Les opérations RH coordonnent généralement l’ensemble du processus, sans pour autant réaliser chaque tâche. Une personne doit répondre de l’enchaînement des étapes et du calendrier, tandis que chaque équipe reste responsable de sa partie.

"Les entreprises considèrent souvent que l’onboarding et l’offboarding relèvent des RH. En réalité, il s’agit de processus transversaux, déclenchés par l’arrivée ou le départ d’une personne. Les RH peuvent les coordonner, mais le résultat dépend de la qualité du processus et de la collaboration entre les équipes : c’est un travail collectif."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Cette coordination nécessite un responsable clairement identifié, qui pilote le déroulé et le calendrier sans tout faire personnellement.

"Le processus doit avoir un responsable unique du début à la fin. Dans la plupart des entreprises, c’est le spécialiste des opérations RH, ce qui ne veut pas dire que les RH se chargent de tout."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Cette logique s’étend au-delà de l’embauche. Marieke Drees explique : « Nous faisons en sorte que la personne chargée du recrutement, le spécialiste des opérations RH et le partenaire RH travaillent ensemble pour garantir une expérience d’onboarding positive. La personne chargée du recrutement reste également en contact après la signature du contrat, car le salarié qui rejoint l’entreprise est appelé à y construire toute une carrière. »

Chaque équipe assure ensuite sa partie. Le tableau ci-dessous propose une répartition pratique, que vous pouvez adapter à la taille et à l’organisation de votre entreprise.

Équipe

Responsabilités

Opérations RH

Coordination globale du processus, suivi du calendrier, formalités administratives et gestion des données du collaborateur

Service informatique

Préparation du matériel, création des comptes et gestion des accès aux outils

Paie

Traitement de la paie et tenue des dossiers associés

Finances

Autres démarches financières et liées à la rémunération

Manager

Intégration dans l’équipe, présentations, programme de la première semaine et transmission des connaissances

Avec cette répartition, les opérations RH veillent au bon déroulement du processus et chacun sait précisément quelles tâches lui reviennent.

Les points de blocage du processus d’onboarding

Lorsqu’un onboarding se passe mal, c’est souvent parce qu’une transmission n’a pas eu lieu à temps entre deux équipes, même si chacune a bien fait son travail.

"Les principaux points de friction se situent lors des passages de relais d’une équipe à l’autre : du recrutement aux RH, des RH à la paie, des RH à l’informatique. Tout dépend de la personne qui doit déclencher l’étape suivante. Les dysfonctionnements les plus fréquents ont lieu entre les équipes, pas en leur sein."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Les retards sont le problème le plus courant. Ils s’expliquent par un déclenchement trop tardif des actions prévues.

Les délais nécessaires varient selon l’entreprise et son organisation. Joanna cite l’exemple du service informatique, qui a besoin d’environ deux semaines pour préparer le matériel : « Les retards sont assez fréquents : c’est la principale difficulté. Nous définissons des délais pour chaque action. Par exemple, l’informatique doit être informée de l’arrivée d’une personne au moins deux semaines à l’avance pour pouvoir commander le matériel et préparer son ordinateur. »

Deux autres sources de blocage reviennent régulièrement. La première est l’incohérence des informations : par exemple, un programme erroné pour le premier jour, parce que la personne qui l’a préparé est absente.

La seconde est la dépendance excessive à une seule personne : dès qu’elle part en congé, tout est paralysé. Pour éviter ce problème, formalisez le déroulement des opérations et partagez-le avec les personnes concernées.

"Les congés d’une personne ne devraient pas bloquer le processus. C’est même l’inverse : le processus doit être conçu pour que chacun puisse prendre des vacances. Il doit être clair et, dans l’idéal, posé par écrit afin que d’autres personnes y aient accès et que les informations soient connues de tous."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Comment mettre en place un processus d’onboarding reproductible ?

Une fois les points de blocage identifiés, la marche à suivre est claire : fiabiliser le processus et les données, les standardiser, puis les automatiser. Se précipiter sur un outil avant d’avoir clarifié le fonctionnement ne fait qu’accélérer un processus fragile.

Concrètement, vous pouvez procéder ainsi :

  1. Clarifiez les responsabilités et définissez une source de référence unique.

  2. Documentez le workflow et les passages de relais.

  3. Standardisez les actions qui doivent être réalisées à chaque arrivée.

  4. Automatisez le processus une fois qu’il est stabilisé.

Fiabilisez les données et clarifiez les responsabilités

Les informations sur le collaborateur conditionnent toutes les autres étapes de l’onboarding : mieux vaut donc s’assurer de leur exactitude dès le départ.

"Les informations sur le collaborateur sont la base de tout. Si elles sont fausses au départ, l’erreur se répercute sur la paie, les avantages sociaux, l’informatique, les documents juridiques et le reporting."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Définissez une source de référence unique pour chaque information, afin que les équipes en aval puissent disposer d’éléments fiables. Le système d’information des ressources humaines (SIRH) centralise généralement les données essentielles sur les collaborateurs, tandis que le service de paie conserve ses propres dossiers et calculs.

Demander aux nouvelles recrues de saisir elles-mêmes leurs informations pendant la phase de pré-onboarding réduit les approximations. Comme le souligne Marieke Drees : « Le collaborateur garde ainsi la main, ce qui limite les risques d’erreurs ou d’interprétations de notre part. »

Documentez, standardisez, puis automatisez

Formalisez le processus par écrit pour que toute l’équipe puisse s’y référer. Transformez ensuite cette documentation en check-list ou en modèle réutilisable. 

C’est seulement après cette étape que l’automatisation intervient : rappels, attribution des tâches et intégrations entre le logiciel de recrutement (ATS), le SIRH et la paie, afin d’éviter les doubles saisies.

Cet ordre est essentiel, comme le rappelle Joanna :

"Il faut fiabiliser le processus avant d’intégrer de nouvelles technologies. Déterminez d’abord qui est responsable des données, quelle plateforme ou quel système fait référence et à quel moment les informations doivent passer d’une équipe à l’autre. Sans ces réponses, un outil de plus ne réglera rien : on peut automatiser un bon processus aussi bien qu’un mauvais."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Une fois le workflow défini, l’automatisation permet d’attribuer les bonnes tâches aux bonnes personnes, au bon moment. Ainsi, le processus ne repose plus uniquement sur la mémoire d’un individu.

Préparez le processus à la croissance de l’entreprise

Mieux vaut structurer l’onboarding avant que ses lacunes ne deviennent un problème. À mesure que les effectifs augmentent, la gestion manuelle des arrivées peut vite devenir une lourde charge pour une petite équipe RH.

"Quand l’entreprise commence à se développer, il faut embaucher toujours plus de personnes pour gérer la paperasse, au lieu de se concentrer sur l’évolution de l’environnement de travail et sur l’accompagnement des collaborateurs, notamment lors de l’onboarding. Ce n’est pas ce que l’on souhaite lorsque l’entreprise change d’échelle."
Marieke Drees
Vice-présidente des ressources humaines, Tellent

Selon Marieke, la charge administrative devient particulièrement difficile à absorber entre 20 et 50 collaborateurs, lorsque la fonction RH peut encore reposer sur une seule personne. Ce seuil n’a rien d’universel, mais il illustre une tendance : plus le volume et la complexité des recrutements augmentent, plus il devient utile d’automatiser les tâches administratives courantes.

À mesure que le nombre de managers augmente dans l’entreprise, des outils en libre-service et une répartition claire des responsabilités évitent que les RH deviennent un goulet d’étranglement pour chaque décision ou chaque tâche liée à l’onboarding.

Comment mesurer l’efficacité de votre processus d’onboarding ?

Une check-list d’onboarding entièrement cochée montre que les tâches ont été réalisées. Mais elle ne garantit pas que la nouvelle recrue a trouvé ses repères et pris ses fonctions dans de bonnes conditions. Une bonne évaluation doit donc porter à la fois sur l’exécution du processus et sur l’expérience vécue par le collaborateur.

Voici quelques indicateurs utiles :

  • Réalisation du processus : le matériel, les comptes, la paie, les documents, les présentations et les autres éléments requis ont-ils été préparés dans les délais ?

  • Retours de la nouvelle recrue : disposait-elle des informations, des outils, de repères et du soutien nécessaires à chaque étape ?

  • Clarté des missions : la nouvelle recrue comprend-elle ses responsabilités et les critères sur lesquels sa réussite sera évaluée ?

  • Progression vers les premiers objectifs : le collaborateur avance-t-il comme prévu sur ses objectifs à 30, 60 ou 90 jours ?

  • Délai avant l’autonomie : combien de temps faut-il pour que le collaborateur puisse assumer les principales responsabilités de son poste avec un niveau d’accompagnement normal ?

  • Rétention à court terme : les départs précoces, y compris pendant la période d’essai, révèlent-ils des problèmes de recrutement, d’attentes, de management ou d’onboarding ?

Repérez les tendances, sans considérer un indicateur isolé comme une preuve de réussite ou d’échec. Un ordinateur livré en retard traduit un problème de processus. Un manque récurrent de clarté sur les responsabilités peut plutôt révéler un problème de management, de définition du poste ou de formation. Les retours des nouvelles recrues permettent de mieux distinguer ces situations.

Comment Tellent facilite-t-il le processus d’onboarding ?

L’onboarding suppose de recueillir des données sensibles (contrats, informations personnelles, justificatifs) avant le premier jour, puis de les traiter correctement dans toutes les équipes concernées. 

Développé en Europe et conforme aux normes européennes, Tellent HR centralise les données collaborateurs dans une source de référence unique et relie les différentes étapes de l’intégration d’une nouvelle recrue. Les informations ne sont pas saisies deux fois et le risque d’erreur diminue lors des transmissions entre les RH et le service informatique ou la paie.

Sa fonctionnalité Journeys transforme le pré-onboarding et l’onboarding en workflows reproductibles : les étapes et les tâches sont assignées aux bonnes personnes au bon moment, et le processus ne dépend plus de la mémoire d’une seule personne.

"Ce que j’apprécie avec Journeys, c’est qu’une check-list personnelle devient un workflow reproductible. Au lieu de compter sur une personne pour se souvenir de chaque étape, c’est le processus lui-même qui indique aux bonnes personnes les bonnes actions à réaliser."
Joanna Augustyn
Spécialiste des opérations RH, Tellent

Lorsque Tellent HR est connecté à Tellent Recruitee, le profil d’un candidat recruté peut devenir un dossier collaborateur, ce qui évite de ressaisir ses informations dans un autre système.

"Je n’ai plus à créer manuellement le collaborateur dans notre SIRH, puis à l’ajouter dans le module d’entretiens d’évaluation des performances : cela me fait gagner beaucoup de temps."
Marieke Drees
Vice-présidente des ressources humaines, Tellent

Par où commencer ?

Avant de changer d’outils, cartographiez votre processus actuel et repérez chaque moment où une équipe passe le relais à une autre. Ce sont les meilleurs points de départ pour identifier les améliorations à apporter.

Faites ensuite un rapide état des lieux. Qui est responsable de chaque étape, de la proposition d’embauche à la fin de l’onboarding ? Combien de temps le service informatique a-t-il pour préparer l’arrivée ? Le processus est-il écrit quelque part, de façon à ce qu’un collègue puisse le reprendre en votre absence ?

Examinez enfin le processus du point de vue de la nouvelle recrue. Sait-elle ce qui va se passer, à qui demander de l’aide, ce que l’on attend d’elle pendant les premières semaines et comment ses progrès seront évalués ? Un workflow peut fonctionner parfaitement sur le papier, tout en laissant le collaborateur dans le flou.

Pour combler les lacunes que vous aurez repérées, appuyez-vous sur la check-list en 10 points de ce guide complet de l’onboarding et adaptez-la à vos équipes.

Bâtir un processus d’onboarding durable

Un processus d’onboarding fiable repose sur quelques décisions prises dans le bon ordre. Une fois les responsabilités définies, les données centralisées dans une source de référence unique et le processus documenté, son fonctionnement devient beaucoup plus fluide. L’efficacité du processus se vérifie ensuite dans les situations exigeantes : les périodes de recrutement intense, lorsque la personne chargée de sa coordination est absente ou lorsque les effectifs dépassent ce qu’une personne peut gérer manuellement.

Mais la reproductibilité ne suffit pas. Il faut aussi que chaque nouvelle recrue dispose d’outils opérationnels, sache clairement ce que l’on attend d’elle, puisse nouer des relations de travail constructives et comprenne suffisamment son environnement pour contribuer pleinement à l’activité. Un onboarding réussi repose sur cet équilibre entre un processus fiable et reproductible pour l’entreprise et une expérience qui aide le collaborateur à trouver sa place.

C’est là le véritable objectif : mettre en place un processus qu’un collègue peut reprendre au pied levé, tout en permettant à chaque nouvelle recrue de prendre un bon départ.

Vous souhaitez centraliser les données collaborateurs et piloter ces processus depuis une seule plateforme ? Découvrez comment Tellent HR accompagne l’onboarding, du pré-onboarding jusqu’à la transition vers les processus RH habituels. Vous pouvez aussi demander une démo pour voir comment l’appliquer à vos besoins.

Frequently Asked Questions

Quelles sont les étapes du processus d’onboarding ?

Il n’existe pas de parcours idéal, mais une approche pratique consiste à organiser le processus en cinq temps : le pré-onboarding, le premier jour, la première semaine, les 90 premiers jours et la transition vers un développement à plus long terme. Chaque étape doit avoir un responsable, un déclencheur et des critères clairs permettant de déterminer quand elle est terminée.

Combien de temps doit durer l’onboarding ?

L’onboarding commence dès que le candidat accepte la proposition d’embauche et se poursuit jusqu’à ce qu’il dispose des outils, des informations, des liens professionnels et des repères nécessaires pour exercer ses fonctions en confiance. La phase la plus intense se concentre généralement sur les 90 premiers jours, et certaines entreprises prolongent l’onboarding structuré pendant six mois, voire jusqu’à la fin de la première année.

Quelle est la différence entre l’onboarding et l’accueil ?

L’accueil est une courte présentation, généralement organisée le premier jour : transmission des informations essentielles, mot de bienvenue et premières rencontres. L’onboarding englobe cet accueil et peut durer plusieurs mois. Même très réussi, un accueil ne compense pas un onboarding mal construit.

Qu’est-ce que le pré-onboarding et pourquoi est-il important ?

Le pré-onboarding regroupe toutes les démarches réalisées entre l’acceptation de la proposition d’embauche et la prise de poste : préparation du contrat, collecte des informations nécessaires, déclaration préalable à l’embauche, mise en place de la paie, préparation du matériel et des accès. Il permet de régler les aspects administratifs en amont, pour que le nouveau collaborateur puisse se concentrer sur ses missions dès le premier jour.

Qui doit piloter le processus d’onboarding ?

Une personne doit en assurer la coordination du début à la fin, généralement un spécialiste des opérations RH. Cette personne veille au respect du calendrier, sans nécessairement réaliser toutes les tâches elle-même. Un bon test consiste à vérifier que, même en son absence, un collègue peut déterminer qui doit déclencher chaque étape. Si ce n’est pas le cas, c’est que le processus repose sur la mémoire d’une seule personne, plutôt que sur une organisation clairement définie.

Comment savoir si l’onboarding d’un collaborateur est réussi ?

Un onboarding est réussi lorsque la nouvelle recrue dispose des outils, des accès, des liens professionnels, des repères et du soutien nécessaires pour travailler avec un niveau d’accompagnement normal. Suivez à la fois des indicateurs de fonctionnement, comme le respect des délais, et des indicateurs de résultat : retours des nouvelles recrues, clarté des missions, progrès vers les premiers objectifs, délai avant l’autonomie et départs précoces.

Comment Tellent facilite-t-il le processus d’onboarding ?

Tellent HR centralise les données collaborateurs et sa fonctionnalité Journeys transforme le pré-onboarding et l’onboarding en workflows reproductibles, avec des tâches attribuées aux bonnes personnes, au bon moment. Lorsque Tellent HR est connecté à Tellent Recruitee, le profil d’un candidat recruté peut devenir un dossier collaborateur, ce qui évite de ressaisir ses informations.

Written by
Diane, responsable et créatrice de contenus depuis plusieurs années est passionnée par l’univers de la tech RH. Son objectif ? Partager des conseils pratiques, des astuces et les dernières tendances pour aider et accompagner les professionnels du monde des RH.
Joanna Augustyn
Joanna Augustyn est People Operations Specialist chez Tellent. Elle contribue à concevoir et optimiser des processus efficaces et centrés sur l’humain à chaque étape du parcours collaborateur. Son expertise couvre les opérations RH, la paie, les systèmes RH, le reporting, l’automatisation des processus ainsi que la gestion des bureaux. Pour elle, les meilleurs processus People reposent sur le bon équilibre : suffisamment structurés pour fonctionner de manière fluide, tout en restant assez humains pour répondre réellement aux besoins des collaborateurs. Elle associe esprit d’analyse, appétence pour la technologie et créativité, avec une curiosité constante pour comprendre comment fonctionnent les choses,et les personnes.

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